PPDA remet 50 000 euros à l’école où on salue le drapeau

Au nom de la Fondation Saint-Exupéry, Patrick Poivre d’Arvor a encensé l’établissement du réseau Espérance Banlieues dont la liste d’attente ne cesse de s’allonger.

Le Cours Antoine-de-Saint-Exupéry d’Asnières accueillait un invité de marque ce lundi matin. Patrick Poivre d’Arvor, ancien présentateur du journal télévisé de TF 1 et écrivain, est venu remettre un chèque de 50 000 € au nom de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse à cette école du Réseau Espérance Banlieues. Le premier d’une série de trois en trois ans.

« Vous êtes tous des petits princes et des petites princesses, parce que vos parents, l’Education Nationale et vos professeurs ont décidé de vous faire grandir, a lancé Patrick Poivre d’Arvor à la centaine d’enfants en ligne dans la cour de récréation. Avec les mots, on évite les gestes et notamment la violence. Quand on a les mots, on se débrouille mieux dans la vie. »

Uniforme, fanions et Marseillaise…

Les filles en sweat-shirt grenat et col blanc d’un côté, les garçons en sweat vert anglais de l’autre, écoutent, parfaitement alignés et en silence. Le contraste est saisissant avec le brouhaha de l’école voisine, qui est au même moment en récréation. « Un parrain montre le chemin, nous fait part de son expérience de vie », rappelle le directeur du Cours Antoine de Saint-Exupéry, Xavier Villarmet. Les élèves désignés comme méritants par leurs enseignants viennent hisser le drapeau bleu blanc rouge sur la façade de l’école avant que tous entonnent la Marseillaise, la main droite posée sur le cœur et sur le blason de l’école.

Les élèves chantent la Marseillaise

Cette école privée hors contrat, non conventionnée avec l’Education Nationale, a ouvert à Asnières à la rentrée 2015 avec le soutien de la mairie (LR) de Manuel Aeschlimann. Elle comptait 53 élèves. Ils sont 106 cette année, entre 11 et 15 par classe, du CP à la quatrième. Et quasiment autant en liste d’attente.
« Il y a un besoin, confie Eric Mestrallet, président de la fondation Espérance Banlieue.» A ce jour, 11 écoles du réseau ont ouvert en France, essentiellement dans des quartiers défavorisés.
« Nous allons en ouvrir six de plus, annonce Eric Mestrallet. Au début de l’année, quand on demande aux élèves combien sont Français, un tiers seulement lève la main, regrette le président. L’uniforme, le fanion et l’hymne de l’école, la Marseillaise, les drapeaux, permettent de créer le sentiment d’appartenance, et de comprendre quels sont les codes du pays qui est le mien. » Pour inscrire leur enfant, les familles paient 75 € par mois. « C’est environ 10 % de notre budget qui s’élève à 600 000 € par an, souligne le directeur. Pour le reste, nous faisons appel aux dons d’entreprises et aux particuliers. »

Les 50 000 € ont permis la création d’une classe de 4e

 

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