L’école “modèle” de la Passerelle

Mardi après-midi, Laurent Wauquiez et François Baroin ont visiblement apprécié les vertus de cette école privée du réseau Espérance banlieues.

“Pourquoi vous portez tous une cravate ?” La petite Claes, 7 ans, questionne l’aréopage de François Baroin et Laurent Wauquiez (LR). “C’est un peu notre uniforme. Comme vous” dit en souriant le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. À La Passerelle, école Espérance Banlieue, les élèves portent en effet tous le même sweat-shirt; fushia pour les filles, vert pour les garçons. Cette école privée hors contrat a ouvert en septembre dans le quartier des Hautes Roches (politique de la Ville), à Pierre-Bénite.

Stylo-plume et pupitres jaunes

Mardi après-midi, les visiteurs ont applaudi la comptine récitée par les plus petits chaque matin. Ils ont salué l’usage du stylo-plume et de la méthode Boscher (syllabique) avec laquelle Laurent Wauquiez a appris à lire. “Et le Lavisse bien sûr en histoire !”, se souvient le sénateur et président de l’association des maires de France, François Baroin, qui trouve également “formidable” les pupitres jaunes à l’ancienne. La visite s’achève par un lever de drapeau, au son d’une Marseillaise en chœur.

Un parfum d’antan ? “On applique des méthodes qui marchent, sans dogme”, souligne Francisque Reboullet, le président de l’école. Yves Couvert, le directeur, met en avant “l’attention portée à chaque enfant”. Avec 17 inscrits répartis dans deux classes, c’est possible. Mais qu’en pense François Baroin, quand François Fillon promet de supprimer des fonctionnaires, donc des enseignants ? “Les innovations technologiques peuvent permettre d’améliorer le cadre éducatif”, pirouette-t-il, avant de s’éclipser. Le directeur de l’école évoque aussi la “mixité en termes de comportement scolaire et de niveau de vie.” Onze élèves habitent dans des quartiers en politique de la Ville, selon les responsables de l’école.

À la prochaine rentrée, La Passerelle espère 60 élèves. Mais ce développement nécessite des travaux… Et donc des subsides, comme le signale Eric Mestrallet, le président d’Espérance Banlieue. Problème : la loi interdit ce financement public. Cela n’inquiète pas Laurent Wauquiez. “On a décidé de les accompagner au titre de la politique de la Ville” glisse-t-il à François Baroin.

Source : article texte du Progrès du 15 mars 2017 par Muriel Florin.

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