Le Parisien – Droit de réponse d’Espérance banlieues

Espérance banlieues a souhaité apporter des précisions suite à l’article publié dans le Parisien le 5 juillet 2020, via le droit de réponse (ci-dessous) publié dans le journal le 26 juillet 2020.

* Pour visualiser le droit de réponse dans le format publié dans le journal, cliquez ici.

 

L’Association du Réseau Espérance banlieues souhaite apporter les précisions suivantes à la suite de la diffusion de l’article du Parisien du 5 juillet 2020 dans l’édition papier « En Seine Saint Denis, l’école « modèle » des banlieues ferme ses portes ». L’article évoque en premier lieu le réseau Espérance banlieues à travers le prisme du seul Cours Alexandre Dumas de Montfermeil, or Espérance banlieues est aujourd’hui un réseau de 17 écoles implantées dans les quartiers sensibles. A la rentrée 2020, ces écoles accueilleront plus de 800 élèves de la maternelle à la 3ème.

L’article, en parlant du Cours Alexandre Dumas (CAD) à Montfermeil, mentionne que les « enseignements n’y sont pas à la hauteur ». Or le taux de réussite au brevet, basé uniquement sur les épreuves d’examen final, est de 71% pour les élèves du Cours Alexandre Dumas ; soit trois fois supérieur à la moyenne de 23% du département de Seine-Saint-Denis en 2017 (1). En 2018, le taux de réussite au brevet des élèves du CAD passe à 83%.

Le profil des enseignants est mis en cause. Or 1/3 des nouveaux professeurs qui rejoignent le réseau cette année sont diplômés de l’Education nationale et 1/3 des directeurs des écoles existantes le sont également. Ces chiffres sont en constante progression d’année en année.

Il est évoqué que les « élèves sont aussi surreprésentés dans nos conseils de discipline » (note : au Collège Picasso). Or en huit ans, une vingtaine d’élèves du CAD a intégré le collège mentionné, soit 3 élèves par an seulement. Comment parler dans ce cas de surreprésentation ?
L’article parle de « mélange des genres ». Or les écoles Espérance banlieues sont aconfessionnelles et 90% des élèves sont de confession musulmane. Il existe une diversité de religions et de communautés au sein des écoles et dans les instances de gouvernance. Dans le respect de cette diversité, aucun cours de religion n’est dispensé car l’enjeu est avant tout de refaire « société » dans les quartiers difficiles, d’apprendre à vivre ensemble et de respecter chacun.

Il est évoqué que l’opposition « du conseil régional d’Ile-de-France a déposé (…) un amendement contre l’octroi d’une subvention régionale de 31 000 euros à Espérances Banlieues ». Or il s’agit d’une subvention attribuée en 2017 pour des heures de soutien scolaire réalisées dans les écoles Espérance banlieues d’Ile-de-France. Ce soutien permet de pallier les inégalités scolaires touchant des jeunes majoritairement issus de quartiers défavorisés où le risque de décrochage est important, à l’heure où 80 000 jeunes sortent encore du système scolaire sans qualification en 2019 (2), faisant du système éducatif français l’un des plus inégalitaires des pays de l’OCDE (3).

En dernier lieu, l’article reprend les affirmations isolées de parents non satisfaits. Or l’enquête de satisfaction menée par l’IFOP relève que 96% des parents d’élèves Espérance banlieues recommandent l’école à leur entourage par rapport à une moyenne nationale de 81% (4). 89% des parents mettent en avant le cadre éducatif proposé par l’école comme point fort. Compte tenu des contraintes économiques liées à la crise du COVID, la douloureuse décision a dû être prise de fermer l’école de Montfermeil. Espérance banlieues est très fier des 300 élèves scolarisés au Cours Alexandre Dumas lors de ces huit dernières années, grâce à la confiance des parents et l’engagement des professeurs.

(1) Source : Etude CNESCO 2018
(2) Source : education.gouv.fr
(3) Source : Classement Enquête PISA 2018
(4) Source : Enquête de satisfaction IFOP 2019

 

 

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