Le Financement

Le financement d’Espérance banlieues est un point clé dans la philosophie du réseau. Pour s’assurer de la bonne implication des parents dans la scolarité de leurs enfants et aider ces derniers à considérer avec sérieux leurs études, il est utile que la scolarité soit payante. Mais ces frais doivent être accessibles à tous. Ainsi, les écoles Espérance banlieues ont choisi de demander entre 50 et 75 €/mois sur 10 mois par enfant. C’est un effort significatif pour nombre de familles, mais soutenable pour la quasi-totalité d’entre elles. Les difficultés financières des familles ne sont jamais un frein à l’accueil d’un enfant. Des solutions peuvent en effet toujours être trouvées au cas par cas.

Bien qu’elle puisse représenter un réel effort, la contribution financière des parents couvre à peine 20 % du budget de fonctionnement des écoles.

budget-fonctionnement-ecolesLes écoles Espérance banlieues doivent donc recevoir un complément de 80 % de leur budget de fonctionnement sous forme de subventions. Cette insuffisance des revenus de l’activité est naturelle. Elle est liée à la mission des écoles Espérance banlieues. En effet, celle-ci consiste à offrir une éducation sur mesure à ceux qui n’en ont pas les moyens.

Vers une participation de l’Etat

Alors que ces écoles remplissent une mission de service public, il serait normal qu’elles soient financées par la puissance publique. L’ambition de ces écoles est d’apporter la preuve par l’exemple de l’intérêt de ce type de structure. Et cette démonstration se fait tant d’un point de vue académique et éducatif que sur le plan budgétaire. En effet, le développement d’écoles Espérance banlieues serait une source d’économies conséquentes pour la puissance publique. Le graphique ci-dessous montre qu’au primaire comme au collège, la scolarisation d’un élève au Cours Alexandre Dumas coûte environ moitié moins cher que dans l’enseignement public sur le même territoire (ZEP).

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Il y a un nombre important de demandes de création d’écoles. Malheureusement, Espérance banlieues n’est pas en mesure de supporter financièrement tous ces projets. Pour que l’accès à ce nouveau type d’école soit possible pour tous, à commencer par les plus pauvres, nous souhaitons qu’un financement public puisse être octroyé, proportionnel au nombre d’enfants ayant demandé à y être scolarisés. Aujourd’hui, le financement des écoles Espérance banlieues repose sur des financements exclusivement privés. Sans recours aux fonds issus de l’imposition publique, ces écoles ne pourront bénéficier qu’à une minorité d’enfants. En revanche, si notre financement repose en partie sur des fonds publics, elles pourront devenir un véritable vecteur de rénovation de l’instruction française, pour les populations qui en ont le plus besoin.

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Equipe Espérance Banlieues