Enseigner en cité, la formation des enseignants et directeurs

A l’issue du séminaire annuel d’Espérance banlieues, les nouveaux professeurs et directeurs ont suivi une formation de trois semaines, du 8 au 27 juillet, au siège du réseau. Ateliers pratiques sont au programme pour prévoir l’année, concevoir l’organisation d’un cours, et appréhender la gestion des classes multi-niveaux. L’aspect théorique n’est pas en reste, la formation proposant une prise de recul sur le rôle de l’éducateur, visant à amener nos enseignants à développer une vraie réflexion sur leur activité à venir.  Sur le plan pédagogique, la ligne directrice d’Espérance banlieues est avant tout celle du pragmatisme : toute méthode ayant fait ses preuves, en particulier auprès d’enfants en décrochage scolaire, peut être étudiée pour implémentation éventuelle dans nos écoles. L’aspect terrain n’est pas oublié grâce à des mises en situation et des interventions visant à bien connaître les besoins éducatifs, pour toujours  mieux savoir y répondre. Un vaste panel de sujets complémentaires a ainsi été proposé pour aider les participants à s’approprier leurs nouvelles fonctions, en vue d’être le plus au service des élèves et les faire progresser. La relation personnelle et le suivi personnalisé sont en effet des exigences fixées par le réseau, qui favorise précisément les classes à petit effectif pour cette raison.

Zoom sur deux méthodologies abordées

Espérance banlieues a notamment fait le choix de familiariser son corps  enseignant aux méthodes Nuyts  et Singapour. Du fait de la diversité des profils des élèves, la première méthode préconise une approche « pluri sensorielle » et tend à utiliser la parole pour aider à ancrer les connaissances dans la mémoire sur le long terme. Cette séance donnée par Marc Olivier Sephiha, professeur de français et intervenant pour SOS Education, a véritablement captivé la nouvelle promotion. La seconde méthode  s’applique pour l’enseignement des mathématiques concrètes : il s’agit d’utiliser le monde concret et matériel, qui est familier, pour emmener l’enfant vers une vision abstraite. Pour en savoir plus sur ces deux méthodes, n’hésitez pas à vous rendre sur notre blog où deux articles sont dédiés aux méthodes Nuyts et Singapour.

Qui sont les nouvelles recrues ?

En septembre 2018, le réseau Espérance banlieues a accueilli 30 nouveaux professeurs dans le cadre des créations de classes et d’écoles. Parmi ces nouveaux, plus d’un tiers exerçait déjà le métier d’enseignant, dans des écoles publiques ou privées. Ils ont souhaité donner un nouveau sens à leur métier en s’engageant au profit des élèves issus des quartiers sensibles, avec une liberté pédagogique plus grande, au sein d’un modèle porteur et un réseau enthousiasmant. Un autre tiers de ces nouveaux enseignants est constitué de jeunes professionnels formés en grandes écoles : Espérance banlieues est pour eux l’occasion de concrétiser une reconversion professionnelle, dans un cadre innovant, avec des équipes dynamiques et soutenus par la formation Enseigner en cité, et le réseau de professeurs expérimentés. Les autres nouveaux enseignants ont un profil d’éducateur souhaitant évoluer et répondre aux difficultés scolaires importantes des jeunes, observées sur le terrain, ou sont des anciens volontaires en Service civique des écoles.

Venus des quatre coins de la France, de parcours variés et âgés de 24 à 50 ans, nos apprentis professeurs et directeurs Espérance banlieues voient leur diversité comme une réelle richesse ! Le réseau accueille tant des professeurs expérimentés que d’anciens entrepreneurs, services civiques, ex salariés d’entreprise, animateurs… Cela crée dans chaque école un foyer de compétences multiples et complémentaires qui alimente des réponses toujours plus adaptées aux problématiques du terrain.

Une formation permettant l’ancrage de l’esprit de réseau

L’objectif de cohésion interne que vise également la formation a très bien fonctionné. Peu à peu, nos apprentis enseignants partagent le sentiment d’appartenir à un réseau. Cela s’opère grâce à l’échange de bonnes pratiques, la conscience du travail de l’équipe nationale et la compréhension des enjeux qui se posent aux autres acteurs (directeurs, primaire, collège…)… Sans oublier les moments de convivialité passés tout au long de la semaine, et clôturés par un buffet libanais !

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1 Commentaire
  1. Britsch
    Oct, 16, 2018

    excellent!
    je vous soutiens à fond!

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