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France Bleu, 9 février 2017 : Toulouse : le réseau Espérance banlieues veut ouvrir une école à la rentrée 2017.

Le réseau d’écoles indépendantes Espérance Banlieues prévoit une implantation à Toulouse pour la rentrée 2017. La Reynerie ou Empalot sont notamment envisagés.

Lever des drapeaux français et européen, Marseillaise entonnée chaque matin, vouvoiement des élèves remis au goût du jour, petits effectifs… Pour sauver les enfants des banlieues difficiles, faut-il que l’innovation pédagogique consiste en un retour à la pédagogie d’antan ?

Liberté d’enseignement

Celle du réseau d’écoles indépendantes Espérance Banlieues, déjà présent dans huit villes de France, dont les quartiers nord de Marseille, à Roubaix ou Asnières-sur-Seine qui prévoit d’implanter une école dans un quartier populaire de Toulouse. Et ce, dès la rentrée 2017 avec l’ouverture de deux classes de primaire, une classe de CP et une autre de CE1. Si l’emplacement de cet établissement n’est pour l’instant pas connu, on connait déjà le nom de l’école : « Les Constellations ». « L’accent est mis sur les savoirs fondamentaux (français, histoire-géo, maths) et sur la culture française… Chez nous, ce n’est pas un gros mot. Ces jeunes sont Français et ils se doivent d’avoir les mêmes chances que les autres face à l’Education » explique le président de l’association Jean-Louis Bounie.

Contrairement à l’Éducation nationale, les classes comptent une quinzaine d’élèves. « Cela nous permet vraiment de suivre individuellement chaque élève, de prendre le temps avec eux, détaille la vice-président Hélène Cazaux. On peut les accompagner et si besoin prendre le temps avec leurs parents pour qu’ils comprennent notre démarche ». Autre originalité de l’école, les enfants sont rapidement responsabilisés, les enseignants leurs confient des tâches et ils sont tenus de participer à la vie en collectivité (nettoyage des couverts après les repas, de la cour, etc).

Une formation décriée

Le réseau Espérance Banlieues, qui bénéficie du soutien affiché de personnalités médiatiques comme Jamel Debbouze ou Harry Roselmack suscite des questionnement de la part du monde de l’enseignement. « C’est un aveu d’échec quand l’enseignement privé prend le relais du public, explique Jean Philippe Gadier co-secrétaire départemental du SNUiPP 31, syndicat majoritaire du premier degré. Ma conception de l’école ce n’est pas l’uniforme, garde à vous, levé des drapeaux… Ce ne doit pas être une école militaire ».

« Nous ne sommes pas là en opposition de l’Enseignement public, rétorque Jean-Louis Bounie. Le public est un poids-lourd, un camion qui a une grosse remorque avec 3 millions d’élèves, une importante structure administrative. Nous proposons quelque chose de plus modeste, pour continuer sur la métaphore des voitures, c’est plus un cabriolet, que chacun peut appréhender à sa façon ».

Une formation qui a un coût : 75 euros par mois, au maximum, pour les parents. Cela représente 15 % du financement. Le reste se partage entre les dons de particuliers (30 %), les dons d’entreprises (20 %) et les subventions de fondations et d’institutionnels (35 %).

Source : Article texte web France Bleu par Stéphane Garcia, le 9 février 2017

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