55 personnalités appellent les candidats à l’Élysée à soutenir les écoles Espérance Banlieues

« Aidons les écoles Espérance banlieues !

55 personnalités appellent les candidats à l’Élysée à soutenir les écoles Espérance Banlieues qui proposent un modèle pédagogique innovant pour les enfants des quartiers en grande urgence.

Le constat sur l’éducation en France est désormais unanimement partagé et le bilan sévère, dans les quartiers particulièrement: 130.000 «décrocheurs» par an. Et ce en dépit des efforts financiers de l’État et de la bonne volonté des enseignants! Pourtant, en banlieue comme ailleurs, les enfants sont pleins de talents et de potentialités. Leur donner le goût de la réussite, l’envie de construire et de partager dans la paix le destin de la France, est désormais un impératif de toute première urgence.

Déjà des solutions existent. Depuis maintenant quatre années, les écoles Espérance banlieues proposent un modèle pédagogique innovant. Il permet aux enfants des quartiers en grande urgence éducative de se préparer à devenir des adultes libres, épanouis, enracinés dans la culture française et «bien dans leur pays». Agissant sur les trois piliers complémentaires que sont l’apprentissage du savoir, l’éducation de toute la personne et l’expérience de la fraternité au-delà des communautés d’origine, ces écoles répondent aux défis majeurs que constituent aujourd’hui le «décrochage scolaire», le communautarisme et les risques du radicalisme religieux. Leur création se fait très souvent à la demande des élus territoriaux. Leur développement particulièrement rapide, en dépit de l’absence de financements publics (déjà huit créations à la rentrée 2016 et plus d’une trentaine de projets pour les prochaines années), montre qu’elles répondent à un vrai besoin. Complémentaires de l’Éducation nationale, élargissant l’offre scolaire dans les quartiers, ces écoles aconfessionnelles vont chercher aux périphéries ceux qui se sont ou se sentent éloignés de la République. Financé majoritairement jusqu’à ce jour par des bienfaiteurs individuels et du mécénat privé, ce modèle requiert l’accès à des financements publics pour se déployer sans plus attendre, au profit de ces enfants, de ces familles et de notre pays.

Nous, personnalités de la société civile de tous horizons, nous souhaitons nous mobiliser pour que l’éducation dans les quartiers soit déclarée grande cause nationale.

À quelques semaines de l’élection présidentielle, nous en appelons instamment aux hommes et aux femmes politiques de tous bords pour qu’ils prennent réellement la mesure de l’urgence de ce défi éducatif et citoyen. Nous leur demandons d’être imaginatifs et surtout courageux, de sortir des sentiers battus, afin de permettre à ces solutions innovantes qui ont fait leurs preuves, de se développer rapidement et d’élargir ainsi leur impact bénéfique à l’ensemble du pays.

Ensemble, en nous mobilisant au-delà des clivages habituels, nous sommes convaincus que la France peut redonner sa chance à chacun de ses enfants, en favorisant leur plein épanouissement et en les aidant à trouver leur place pour construire une nation unie.

Ensemble, nous demandons à nos élus, et en particulier aux candidats à l’élection présidentielle, de soutenir Espérance banlieues dans son déploiement sur toute la France. Une école Espérance banlieues rayonne directement, par son action, auprès de mille personnes (élèves, familles, enseignants, bénévoles…). Quelque 200 écoles permettraient ainsi à 200.000 personnes d’être autant de ferments d’apaisement et d’unité, dans les banlieues et les quartiers en grande urgence éducative. La France doit offrir un avenir à tous les siens. La mobilisation générale autour de cette grande cause est d’une urgence capitale. Elle peut et doit réunir tous les Français et ouvrir ainsi un chemin pour retrouver fierté, cohésion et espérance!

*Les signataires sont:

Jean-Louis Borloo, Mélissa Theuriau, Jamel Debbouze, Xavier Huillard, Alexandre Jardin, Olivier Marchal, Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Marie Petitclerc, René Ricol, Général Jean-Louis Georgelin, Mgr Ravel, Général Bertrand Ract Madoux, Bruno Joubert, Nordine Hachemi, Malik Bezouh, Marc Gentilini, Guy de Panafieu, Jean Poniatowski, Guillaume Poitrinal, Jean de Belot, Natacha Polony, Samuel Tual, Patrick Gérard, François Morinière, Pierre Deschamps, Yazid Chir, Sophie Desmazières, Pierre Cardo, Houda Benyamina, Jean-Dominique Sénard, Frédérique Bedos, Philippe Varin, Olivier Ribet, Denis Cheissoux, Christian de Boissieu, Philippe Oddo, Sébastien Bazin, Rémy Enfrun, Général Henri Bentegeat, Hervé Navellou, Pascal Imbert, Richard Girardot, Xavier Bianne, Hélène Sy, Hayet Abidal, Vincent Clerc, Rapha Yam, Eric Toledano, Sandra Rudish, Andreas Schleicher, Philippe Croizon, Nadia Remadna, Serge Betsen et Philippe Pozzo di Borgo. »

 

Source : Article texte du Figaro du 22 mars 2017

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